1918, le centenaire

La fin de la guerre vue par les protestants

La fin de la guerre en 1918 a été, pour l’Alsace et la Moselle, une césure historique plus importante encore que pour d’autres régions d’Europe.

Éprouvées par un conflit meurtrier de quatre ans qui opposait parfois des membres d’une même famille alsacienne ou mosellane des deux côtés du front ; après des années d’un régime répressif s’acharnant contre tout soupçon de « francophilie » ; rejetant une culture allemande empreinte à la fois par la célébration et le despotisme de l’empereur berlinois, les Alsaciens et les Mosellans acquis à la France exaltent la victoire.

Le changement est partout : le français redevient langue officielle, la république redevient la forme de gouvernement, l’éphémère « état fédéral Alsace-Lorraine » se voit déclassé en trois préfectures qui ne tarderont pas à souffrir du centralisme de Paris.

Rapidement, l’euphorie laisse la place à des déchirements douloureux : un système d’épuration répartit la population en catégories selon la « souche ethnique », expulsant ou exilant plus de 150 000 personnes (environ 10 % de la population).

Par une stratégie d’assimilation, les dialectes alsaciens et mosellans sont réprimés, le droit local menacé de disparition. Les églises protestantes perdent un quart de leurs pasteurs et sont longtemps soupçonnées d’être des tanières de germanophilie.
Un « malaise alsacien (et mosellan) » commence à s’exprimer…

Rudi Popp, président de la commission Itinéraires protestants

Présentation par le pasteur Rudi Popp

Livret à télécharger

Un guide pour aider les jeunes à mieux comprendre la Première Guerre mondiale.

Réalisation : Conférence des Églises riveraines du Rhin

 

 

Agenda des manifestations

Strasbourg (67)

EXPOSITION - "Entre guerre et révolution"


Du 7 novembre au 23 décembre, Eglise du Temple Neuf à Strasbourg (67),
Vernissage le vendredi 9 novembre à 19h

La fin de la guerre constituait un nouveau départ, à Stuttgart comme à Strasbourg. Une exposition élaborée par l’Institut français, visible parallèlement à Stuttgart et au Temple Neuf, retrace les semaines dramatiques de novembre 1918.

À Strasbourg, le mois de novembre 1918 ne constitua pas seulement un bouleversement, mais aussi une courte phase d’expérience radicale, au travers de l’existence du conseil d’ouvriers et de soldats qui visait une république indépendante. Cette phase ne dura que jusqu’à l’entrée des troupes françaises dans la ville. Le conseil d’ouvriers et de soldats de Strasbourg fut une brève tentative de libérer l’Alsace et Strasbourg de l’étau du conflit franco-allemand en cherchant à lui accorder un statut indépendant. Or, dans le contexte de l’après-guerre, une indépendance alsacienne était hors de question. À Stuttgart, le temps ne s’était pas non plus arrêté. Dans la capitale souabe, il exista aussi un conseil d’ouvriers et de soldats, mais celui-ci perdit rapidement du terrain, dû au fait que la social-démocratie modérée était puissante. Le roi de Wurtemberg, Guillaume II (à ne pas confondre avec son homonyme, l’empereur), ne put sauver sa place sur le trône malgré sa réputation de libéralisme et de relative tolérance. Le 30 novembre, il fut forcé d’abdiquer...

entrée libre
 

Bouxwiller(67)

©F. Harster, copyright Musée du Pays de Hanau La gardeuse d'oies, sculpture illustrant le conte « Margueritte ou la Petite Gardeuse d’oie », seul et unique conte de la poétesse Marie Hart écrit en français.

CIRCUIT Marie Hart

TOUTE L'ANNÉE Á BOUXWILLER

Marie Hart, de son vrai nom Marie-Anne Hartmann, est née à Bouxwiller le 29 novembre 1856, d’un père pharmacien et d’une mère institutrice. À 26 ans, elle épouse, contre l’avis de sa famille, Alfred Kurr, ancien officier allemand divorcé, et part vivre avec lui en Autriche. Après un retour en Alsace où elle donne naissance à leur unique fille Charlotte, le couple s’installe en Bavière. C’est là-bas qu’elle reprend l’écriture en choisissant le dialecte alsacien, le plus à même selon elle de traduire ses sentiments. La publication de ses ouvrages lui apporte une importante notoriété autant en Alsace qu’en Allemagne. La Première Guerre mondiale force cependant son mari à reprendre les armes du côté allemand. À la fin de la guerre, calomniée, Marie Hart se résigne à quitter définitivement Bouxwiller. Elle s’installe alors à Bad Liebenzell où elle tombe malade et meurt le 30 avril 1924.

Plaquette disponible au musée du Pays de Hanau

Plus de renseignement sur www.museedupaysdehanau.eu/circuit-marie-hart/


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